Bio-Evolution

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Microsporidies générique

Référence
BE-A999
Conditionnement
25 tests par kit
Acide Nucléique
ADN
Marquage CE
oui

 

Les microsporidies sont des protozoaires intracellulaires obligatoires parasitant de nombreuses espèces animales.

 

Leur rôle en pathologie humaine, essentiellement dans l'étiologie de diarrhées chroniques, de kératites ou d'infections généralisées chez les patients atteints de SIDA, est de connaissance récente. Les microsporidies comportent une vingtaine de genres et une centaine d'espèces. Seuls 6 genres ont été identifiés chez l'homme : Enterocytozoon, Encephalitozoon, Nosema, Pleistophora et Trachipleistophora, Vitaforma, Brachiola.

 

Quelques rares cas de microsporidioses auto-résolutives ont été rapportés chez des patients immunocompétents ou immunodéprimés non infectés par le VIH notamment les greffés de rein, cœur, poumon. Mais la majorité des observations concernent les patients atteints de SIDA à un stade avancé (< 50 CD4) de leur maladie et sont dues essentiellement aux genres Enterocytozoon et Encephalitozoon.

 

Enterocytozoon bieneusi est la seule espèce connue d’Enterocytozoon. Ce parasite des entérocytes de l'intestin grêle serait responsable de 15 à 30 % des diarrhées chroniques avec un syndrome de malabsorption observées chez ces patients, entraînant un amaigrissement progressif, une déshydratation et une dénutrition. E. cuniculi, E. hellem, E. intestinalis appartiennent au genre Encephalitozoon. L'affinité de ces parasites pour les macrophages explique leur dissémination dans l'organisme avec des manifestations cliniques diverses (hépatite, péritonite, kérato conjonctivite, sinusite, pneumopathie). Seul E. intestinalis se développe dans les entérocytes de l'intestin grêle et dans les macrophages, il est responsable de diarrhée chronique et d'infection disséminée (rein, sinus, bronches…).

 

La spore est la forme de résistance et de dissémination. La contamination se fait par ingestion d'eau ou d'aliments souillés par les spores, parfois par inhalation.

 

Actuellement, il n’existe aucune molécule permettant de traiter avec succès toutes les espèces de microsporidies infectant l’homme. Seul E. intestinalis est sensible à un traitement par l’albendazole, ce qui en fait son traitement de première intention. La fumagilline est aussi très efficace dans le traitement des infections causées par E. hellem ou E. intestinalis mais serait également efficace contre les infections gastro-intestinales à E. bieneusi. Toutefois, sa prescription demeure délicate du fait d’une forte toxicité.